Mes beaux-enfants ne veulent pas de mon bébé

Pour tenter de comprendre le rejet d’un nouveau bébé par ses demi-frères et soeurs.

Mes beaux-enfants ne veulent pas de mon bébé

publié le 12 avril 2012 par Dominique Devedeux
Une majorité de jeunes belles-mères sans enfants rêvent d’avoir un jour leur bébé à elles. Quoi de plus normal ? D’autant plus qu’elles sont passées de l’état de fringantes célibataires à celui de BM chef de groupe, sans expérience ni stage de formation. Elles ont, elles aussi, envie de marquer d’une ou deux têtes bouclées le territoire amoureux qu’elles bâtissent avec leur chéri déjà père. Il arrive que ce désir soit mal accueilli par les beaux-enfants. Essayons de comprendre pourquoi.

La belle-mère imposée

Que les relations avec leurs beaux-enfants soient bonnes, fluctuantes, ou orageuses, toutes les belles-mères qui nourrissent un projet de grossesse espèrent que l’arrivée de leur Bébé avec Papa apportera un supplément de lien affectif entre elles et leurs beaux-enfants. Parfois c’est vrai, l’arrivée du bébé va créer un lien fort et durable. Mais cela peut s’avérer épineux. Alors parlons en.

Ces jeunes belles-mères devenues chef de tribu n’ont pas été élues à l’unanimité. Un seul les a choisies et imposées aux petits membres de leur clan, qui sont prêts à sortir les banderoles et crier qu’il y a abus de pouvoir. Mais puisque Papa est tellement heureux avec ELLE et qu’ils sont de gentils petits, il vont faire contre mauvais fortune bon cœur… Pas tous les jours, mais presque !

Rejet et refus de partager Papa

D’autres sont moins arrangeants, et il va y avoir des grincements de dents, des portes qui claquent, des pleurs et des hurlements. Mettons nous un peu dans la tête de ces chers petits. Les enfants n’aiment pas partager, ils n’aiment pas avoir moins que les autres.

Ainsi il n’est pas rare que de petits beaux-enfants tentent quelques coups de poings ou de pieds sur le ventre de leur belle-mère, ou, plus grands, qu’ils se laissent aller à balancer ce qu’ils ou elles ont sur le cœur : « Elle, enceinte !? Ah non, il ne manquait plus que ça ! » ou « Mais Papa, c’est pas possible, tes vrais enfants c’est nous ». Ou plus hard : « J’en veux pas de ce bâtard ! ». Là, vous comprenez ? On n’est pas au Pays des Bisounours…

Peurs et rivalités

Tout cela exprime leur peur d’être moins aimés, voire délaissés par leur Papa, de perdre leur rang, leurs privilèges. On ne plaisante pas avec l’amour ! Surtout quand l’aîné a déjà été détrôné par le cadet il sait ce que c’est : c’est dur à vivre ! Alors, le bébé de BM, même pas en rêve !

À quelques différences près, les nouveaux bébés des familles recomposées posent les mêmes problèmes que ceux de n’importe quelle famille. Mais tout y est exacerbé, amplifié ! Rivalités, jalousies… De plus, une différence est de taille : les beaux-fils et belles-filles comprennent très vite que l’enfant de leur belle-mère aura la chance de vivre à plein temps avec son Papa, lui ! Et même si cet événement met fin (parfois) à leur désir de voir Papa et Maman se remettre ensemble, il met de l’huile sur le feu de leur perpétuel sentiment d’injustice, et leur colère. C’est vrai, ce n’est pas juste.

Vous avez vécu ce rejet de la part de votre beau-fils ou votre belle-fille ? Comment y avez-vous fait face ? Avez-vous trouvé une porte de sortie, ou la vie s’est elle chargée de faire évoluer ces sentiments de prime abord hostiles ? Partagez votre expérience en commentaires.

 

6 Réponses

  1. klea dit :

    Chez nous tout allait plutôt bien (avec des hauts et des bas) entre mon BF et moi jusqu’à ma grossesse. Depuis, il ne veut plus de moi et n’a pas encore accepté ma fille, qui vient de fêter son premier anniversaire. En fait c’est pas tant la présence d’un bébé qu’il n’accepte pas, que les contraintes nouvelles que ça lui impose : respecter les heures de sieste et de coucher, partager son papa, ne plus être le centre de mon attention quand c’est moi qui suis à la maison.
    Moi qui espérais que ça achèverait de souder la famille recomposée, je suis tombée de haut : c’est tout l’inverse qui se passe.
    Mais on cherche des solutions et on commence à en trouver. C’est d’ailleurs là que le parent de tous les enfants (en l’occurrence mon mari) a un très très très grand rôle à jouer.

  2. lolanoah dit :

    Le fait d’avoir un enfant avec mon conjoint n’a pas arrangé ni soudé davantage notre famille recomposée mais elle a eu un côté bénéfique: mon conjoint et moi même nous sommes rapporchées et mieux compris, nous nous sommes découverts parents (alors que nous l’étions déjà chacun de noptre côté) et notre fils est notre bouffée d’amour et que dire d’oxygène quand nous avons toutes ses tensions provoquées par la famille recomposée .
    Au final, nous aimons tellement cela, que nous avons remis le couvert et attendons notre 2ème enfant commun.
    Je n’ai pas peur des mots, ma BF se fout royalement de son petit frère (qui a pleuré pendant 3 mois de ne plus voir sa soeur chérie, car lui l’aime et commence, c’est triste à dire, à en faire son deuil, jusqu’au jour où elle daignera de nouveau le voir ainsi que nous) et reste complétement indifférente à cette nouvelle grossesse. Ca me fait mal, pour mon conjoint, mon fils, moi mais c’est comme ça, j’y pense mais je vis avec et j’avance.
    Ma fille issue de ma 1ère union fait parfois aussi preuve de jalousies plus avérées je pense que si c’était son « vrai petit frère » mais elle a un réél amour pour lui et nous discutons bcp. Mon conjoint (son BP donc) aussi.

  3. Katia dit :

    mon BF a très bien pris l’arrivée de sa petite soeur. Il y a eu quelques manifestations de jalousie « saine » comme pour tout enfant face à cette situation mais rien de dramatique. Le papa a d’ailleurs géré la situation avec intelligence, multipliant les attentions (câlins, sorties etc.) avec le BF pour que la transition se passe bien.
    Avec la BF, c’était différent. A l’annonce de ma grossesse elle a d’abord fait preuve d’une sorte de méfiance mêlée de curiosité. Quand la petite est née elle a fait une scène à son père – « Comment tu as pu me faire ça? » et j’en passe. – Durant les 12 premiers mois environs, elle montrait une indifférence royale vis à vis de sa petite soeur. Ex. en arrivant le vendredi soir (1semaine sur 2 car résidence alternée) : pas un regard, pas un bisou à la petite (quand à moi n’en parlons pas). Elle passait son chemin et allait se réfugier dans sa chambre et pouvait passer tout le week end à l’ignorer complètement. C’est mon mari qui, s’étant rendu compte du phénomène et qui en souffrait d’ailleurs, lui amenait la petite pour essayer de créer un lien. Au début, j’étais révoltée et en voulais à BF en mettant de la distance entre nous quand elle était comme ça.
    Par la suite j’ai compris que son comportement était en quelque sorte « téléguidé » par sa mère qui n’a jamais accepté que leur papa refasse sa vie et qui a très mal pris la naissance de leur demi soeur (elle insiste pour qu’ils l’appellent ainsi).
    Depuis, les choses se sont améliorés entre ma BF et la petite. Le lien fraternel s’est tissé petit à petit. Il faut dire que BF a grandi aussi (bientôt 14 ans) et commence a y voir clair dans l’attitude de sa mère. Quand à mon BF, il a toujours adoré la petite qui l’adore en retour aussi. Je sais qu’il souffre de l’attitude hostile de sa mère vis à vis de la petite (pour ex., elle ne veux pas qu’il traverse la rue pour dire bonjour à la petite quand on se croise, et se montre froide à chaque fois qu’il parle d’elle). Il a sept ans et je sens que ça crée un stress chez lui (il est d’ailleurs suivi par un psy mais pour ses difficultés à l’école). Je me sens impuissante. J’ai même un temps pensé à demander à rencontrer leur mère, mais c’est compliqué…
    en conclusion, j’ai l’impression que les BE ne peuvent s’épanouir pleinement qu’à condition de « sentir » leur parents eux-même sereins et en paix entre eux… C’est vrai que ce principe est valable dans toutes les familles (non recomposées aussi), mais ici ça me semble vital. Même plus vital que tel ou tel mode de garde finalement… Qu’en pensez-vous?

  4. Katia dit :

    Désolée pour la longueur du post, mais ça fait du bien de parler à des oreilles (yeux?) attentives et surtout compréhensives ;)

    Bravo au créateur du site et à tous ceux qui le font vivre by the way!

  5. Marina dit :

    Je suis belle mère d’un garçon de 5 ans et une fille de 13 et je suis actuellement enceinte. Je suis très heureuse de cette grossesse que j’ai désiré beaucoup. Mon conjoint au début de notre relation n’était pas très favorable à l’idée d’avoir encore des enfants, mais il a finalement cédé à mon désir de maternité et finalement est lui aussi très content de la grossesse.
    Par contre tout les deux on se pose la question de comment ses enfants vont prendre la nouvelle. J’avoue que de mon coté je suis assez inquiète, bien que ma relation avec les enfants ne soit pas particulièrement problématique actuellement. On passe des beaux moments ensembles et je crois que à leur façon ils m’ont acceptée, même s’ils gardent un peu les distances, comme à vouloir ‘marquer’ la différence avec leur mère (par exemple: pas de câlins). Comment vont-ils réagir à l’arrivée d’un(e) petit frère/soeur?
    L’autre chose qui m’inquiète un peu est le rôle que leur mère va prendre: mon copain garde des relations assez bonnes avec elle, et moi aussi je fais de mon mieux pour que les relations soient amicales, dans l’intérêt des enfants (genre: fêtes d’anniversaire des enfants ou Noel tous ensemble). Néanmoins, elle reste la mère de mes beaux enfants et rien de plus, je ne veux pas qu’on devient copines plus que ça et je ne voudrais pas qu’elle s’occupe de mon enfant, une fois qu’il/elle sera né(e). Mais j’ai peur que mon copain et sa famille, qui sont restés très attachés à son ex, considèrent cette position négativement (je ne sais pas, comme si j’exagérais ou compliquais les choses inutilement). Peut-être j’ai tort, mais moi j’ai choisi mon copain, et je l’aime avec tout ce/ceux qu’il aime (comme ses enfants), mais je n’ai jamais choisi son ex et je ne vois pas pourquoi elle devrait faire partie de ma vie au delà de son rôle de mère des enfants de mon copain. Vous croyez que je suis trop dure dans ma position?

  6. armelle dit :

    Pas du tout Marina!
    Je ne veux pas moi non plus être copain-copine avec l’ex de mon mari et son compagnon. De bons rapports oui mais pas de copinage car derrière celui-ci je sais très bien qu’il y a des intentions qui ne sont pas sans arrière pensée. L’ex de mon cher et tendre me prend pour une bécasse et une jeunette(on a 7 ans d’écart). Elle me dit » tu « sans me demander mon avis, me fait la bise, me fait remarquer, avec son air si » gentil « que si les enfants réagissent de telle façon c’est de leur âge! Elle entre chez moi, ne manque pas une occasion d’évoquer des personnes ou des souvenirs d’avant, … .
    Beaucoup de personnes mon rapporter que c’est une femme manipulatrice et j’en ai eu la preuve à de nombreuses reprises et notamment avec sa fille!
    Nous avons le projet d’avoir un enfant, cela me pose des questions. Mais je pense que l’ex femme de son conjoint ne peut en aucune manière faire partie de notre cercle d’intimité comme peut l’être notre famille. Nous avons toujours des peurs face à ces femmes, qui ne seront en aucune façon des tatas pour nos enfants. Tout est a composer en fonction de chacun et de sa propre expérience et de son seuil de tolérance , il me semble, mais je me fie à mon 6° sens et il me dit de garder un contact avec la mère pour le bien de ma BF .(Pour ma part je ne veux pas entrer dans son jeu et je le paye assez cher en ce moment ).

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