7 astuces pour une garde partagée réussie

Une belle-mère avec 8 ans d’expérience de résidence alternée réussie partage sa recette !

7 astuces pour une garde partagée réussie

publié le 7 mars 2012 par BnBay
Depuis 8 ans, mes deux belles-filles de 17 et 15 ans vivent une semaine sur deux avec nous. Avec le recul, mon mari et moi avons le sentiment d’avoir réussi cette résidence alternée. Mais cela ne s’est pas fait en un jour, et l’adaptation a été permanente. Car si tout dépend de l'âge des enfants, une garde partagée, c’est aussi beaucoup d’organisation et d’anticipation. J’aimerais aujourd’hui partager mon expérience. Voici 7 astuces et conseils qui ont fait leur preuve au fil des années.

1. Vivre dans la même ville

C’est une condition essentielle à la réussite et la survie de la garde partagée. Au quotidien, c’est vraiment le plus simple notamment lorsque les enfants ont oublié un truc dans une maison (jouets, cahier, livre…) ils peuvent y retourner facilement.

2. Quelle est la meilleure solution pour l’enfant ?

Se poser systématiquement cette question notamment avant de prendre une décision au niveau de l’organisation. Et éviter de solliciter l’avis de l’enfant si possible, car il ne sait pas toujours choisir sans culpabiliser.

3. Établir un planning de garde à l’avance

Et au moins entre chaque vacances scolaires. C’est essentiel de faire le maximum pour s’y tenir car c’est perturbant pour l’enfant de lui imposer des changements de dernières minutes notamment pour des motifs professionnels. Mieux vaut parfois le confier à la famille, à des amis, des copains d’école si besoin, plutôt que de modifier son rythme de garde.

4. Switcher en semaine plutôt que le WE

Parce que le matin les enfants partent à l’école d’une maison et rentrent le soir dans leur autre maison. C’est moins traumatisant que de se quitter le dimanche soir après avoir passé le week-end ensemble. C’est aussi moins culpabilisant pour l’enfant surtout s’il ressent votre peine à le quitter.
Longtemps, le jour idéal de switch a été le jeudi, entre la coupure du mercredi et celle du week-end. Arrivés à l’année de 5ème, nous avons opté pour le vendredi à cause des livres scolaires et des vêtements qui n’étaient plus en double. Cela nécessite que les enfants préparent le jeudi soir tout ce dont ils vont avoir besoin la semaine suivante (vêtements et fournitures scolaires).

5. Communiquer avec le cahier baladeur

Que l’entente entre parents soit cordiale ou non, c’est un support d’échange neutre. Il tient informé de la vie de l’enfant et permet une meilleure coordination des parents au moment de prendre une décision.

  • Quelle forme ? Virtuelle (mail) ou physique (cahier d’écolier).
  • Quoi écrire ? Les événements importants de son quotidien : infos scolaires, difficultés ou succès quotidiens, infos médicales bénignes (bobos de la semaine), les douleurs de l’âme, etc.
  • Quand écrire ? Un peu tous les jours comme un rituel. Cela peut se faire aussi avec l’enfant après le repas mais pas avant de s’endormir.

Quels bénéfices ? Plein !

  • Petits, les enfants parlent peu car ils vivent au présent. Lorsqu’ils changent de maison, ils ne se souviennent pas toujours du passé ou n’ont pas envie d’en parler. Le cahier baladeur permet de réactiver le souvenir de l’enfant et de l’aider à parler.
  • Il permet au parent absent d’avoir le sentiment de ne pas manquer l’essentiel.
  • C’est important pour l’enfant de sentir que ses parents sont au courant de sa vie sans qu’il ne soit obligé de la raconter 2 fois.
  • Pour le beau-parent c’est un support formidable pour mieux comprendre son bel-enfant, et mieux le connaître.

6. Utiliser le sac à dos baladeur

Comme le cahier, le sac se balade d’une maison à l’autre avec tout ce qui n’est pas en double (carnet de santé, prescription médicale et médicaments…). Parfois il est presque vide, mais il est rassurant pour l’enfant, c’est un repère de rythme. Dans notre famille recompo, à partir de la 5ème le sac est devenu une valise car mes belles-filles ne voulaient plus leurs vêtements en double. Maintenant qu’elles ont 17 et 15 ans c’est 2 valises !

7. Respecter le repos un week-end sur 2

Comme les enfants vont dans une maison un week-end sur 2, nous avons tendance à vouloir organiser une activité familiale à chaque fois qu’ils sont là. Bilan : entre les 2 maisons, ils ont des activités tous les week-ends. Sauf qu’eux, ils ont envie de se poser ou d’inviter ou d’aller dormir chez les copains.

Bien sûr à chaque situation ses spécificités. Cet exemple est un cas d’école dont les familles recomposées peuvent s’inspirer pour trouver leurs propres recettes de résidence alternée réussie ! Justement, pour vous, la résidence alternée, ça se passe comment ?

 

4 Réponses

  1. Ninette dit :

    Très bonnes idées, nous les mettons en oeuvre pour Titi (7ans en garde alternée)
    Une autre astuce :
    un compte joint pour les dépenses liées à l’école, les vêtements, le mèdecin….
    Par exemple :
    papa a fait les courses de la rentrée
    maman va chez le mèdecin mais c’est papa qui est remboursé
    maman achète parfois des lots de vêtements sur e-bay, puis elle redispatche les vêtements.
    Chacun fait part de l’autres des dépenses réalisées puis pour alimenter le compte c’est au prorata des ressources

    Cela suppose que le nouveau conjoint ne soit pas jaloux de cette pratique, car pardis cela fait un truc de plus à partager….et pour ma part nous n’avons pas de compte joint tout les 2..

  2. Ninette dit :

    On aura noté dans tous ces « astuces » que la base est de perturber/bousculer le moins possible l’enfant et le respecter.
    Le respecter c’est aussi respecter l’autre parent. Même si parfois c’est difficile. Et nous BM et BP nous avons un dur défi a relever….accepter l’ AUTRE. Car en agrde alternée…on ne peut pas faire comme s’il n’existait pas.
    Une des astuces pour y parvenir c’est avoir à l’esprit que l’enfant est constitué de la moitié d’un papa et la moitié d’une maman. Pour nous BM/BP c’est important, car ainsi on ne voit plus l’autre comme l’ EX mais comme la maman du petit avec on partage 50% de notre temps.
    Imaginons ceci : ta mère est une C….l’enfant ressent : je suis la moitié d’une C…..
    Au quotidien ? Il peut parler librement de sa maman, lui téléphoner, la papa parle de ses souvenris de voyage avec la « maman ».
    Respecter l’ histoire de leur couple, c’est important car c’est respecter l’histoire du petit, pourquoi ne jamais en parler ? la plupart du temps c’est parce qu’on est jaloux, possessif…or nous sommes des adultes et on doit apprendre à mettre ces sentiments (normaux !!! ) de côté.
    Le petit nous montre son album photo de famille ?
    Au lieu de réagir violemment comme certaine BM font : ça m’intéresse pas ce que ton père et ta mère ont vécu…prenez le temps de l’écouter….il vous invite à le découvrir…c’est une invitation à faire partie de sa famille. Oh mon dieu que ça fait mal de voir leur bonheur d’avant…et je suis bien plaçée pour en parler …mais le mot maître est là….bonheur d AVANT. L ‘EX n’est pas un prédacteur….car ils sont divorcés/séparés….donc par définition l’ amour entre eux est mort. maintenant ils sont juste DES PARENTS. Nous on parle de bînome, dans sa connotation EQUIPE
    Par moment, notre âme de femme prend le dessus mais nous BM/BP, souvenons nous que nous sommes les adultes et nous sommes mieux armés que les enfants pour la gestion des émotions et le tri des informations. Tout comme les parents qui doivent mettre de côté leur sentiment, leur colère et continuer à avancer intelligemment pour leur enfant, nous aussi mettons de côté nos jalousies, nos peurs…pour contribuer à la réussite de cette garde alternée. Et nous y sommes tous gagants !!
    Je pourrais en parler des heures…..

    • Katia dit :

      Beau message Ninette. Tu le dis si bien, le mot clé c’est Respect. Maîtriser nos émotions nous BP mais aussi les Parents séparés pour le plus grand bien des enfants… C’est vrai que c’est plus facile à dire qu’à faire mais c’est tellement essentiel…
      J’ai déjà ressenti ce serrement de coeur à la vue de l’album photos de leur vie d’avant et même de la photo de l’ex (oh sacrilège) dans la chambre de la BF. Avant quand celle-ci me parlait de cette « vie-là », j’étais très mal à l’aise. Maintenant je le prend effectivement comme un signe de confiance, et je me force à voir l’ex comme avant tout la mère de mes BE. Le fait que je sois devenue moi même mère entre temps y est certainement pour beaucoup… Ce serait mentir de dire que les petits sentiments d’amertume/pincements de coeur ont disparu mais je me soigne!
      Et j’ai confiance que ça ira mieux avec le temps!

  3. lasaonoise70 dit :

    Bonjour Mesdames,
    Tous ces conseils sont, je trouve, de très bons conseils… BM depuis 1an de deux pioupious de 6ans et 10ans, je suis consciente qu’ils ont eu une vie avant moi avec leur papa et leur maman. D’autant plus que j’étais amie avec le couple à l’époque. J’apprécie lorsque les enfants veulent parler d’avant et que l’on échange nos souvenirs… c’est bon pour eux…
    Mais comment fait-on quand l’ex n’est pas du tout dans cet état d’esprit…
    Elle ne souhaite pas communiquer ce qui se passe pendant sa semaine (école, docteur, sortie….) Oblige les enfants à tenir leur langue… Et trouve tous les prétextes pour s’immiscer dans notre semaine…
    Comment gérer une telle situation… la remettre à sa place… sans être la méchante ????
    Merci de votre aide…

Poster un commentaire

Enregistrez-vous en quelques secondes sur BeauxParents.fr pour poster un commentaire ou connectez-vous avec votre compte !