J’ai testé : les 10 ans du Club des Marâtres

Une belle-mère bretonne a fait tout le chemin jusqu’à Paris pour rencontrer les marâtres du Club des marâtres, qui a fêté ses 10 ans fin 2013. Elle raconte sa journée.

J’ai testé : les 10 ans du Club des Marâtres

publié le 11 mars 2014 par BP Anonyme
Sarah ne vit pas en région parisienne. Elle avait envie depuis longtemps de venir à une réunion du Club des Marâtres. les 10 ans du groupe de parole, samedi 30 novembre 2013, ont été l'occasion de faire le déplacement. Elle raconte...
"Lorsque j’ai été invitée aux 10 ans du Club des Marâtres j’ai été ravie ! Cela faisait 4 ans que je rêvais de pouvoir assister à une réunion (uniquement sur Paris). Alors ni une ni deux : organisation du week­end chez les copains, “casage” des enfants, réservation des billets de train ! En un mot : action ! Il faut que j’y sois et que je rencontre ces nanas qui ont créé ce Club et nous représentent dans les médias !"

« Enfin le grand jour est arrivé, départ en train du matin, à peine arrivée j’attrape un casse ­dalle et je file au métro jusque Vanves. J’arrive et je reconnais quelques personnes “amies” facebookiennes : Marie­-Luce Iovane, Sophie Carayon et Sarah Farri ! Ah Sarah, j’ai adoré la rencontrer, comme j’ai adoré lire son bouquin bourré d’humour. Nous avions déjà eu un très bon feeling sur les réseaux sociaux mais la rencontrer me fait chaud au coeur. L’après­-midi est bien organisée au KG du Club des Marâtres avec une conférence en 3 temps.

Les familles recomposées vues par la sociologue Manon Reguer Petit, doctorante à Sciences Po

Où j’ai appris que les familles recomposées sont bien mal comptées en France : les estimations indiquent qu’un enfant sur 10 vit dans une famille recomposée … la réalité est tout autre ! L’Etat se base sur le retour de questionnaire uniquement envoyé à un échantillon de familles, où l’unité de mesure n’est autre que l’enfant … D’après cette sociologue les chiffres sont largement sous­estimés !

Les familles recomposées vues par l’avocate spécialiste en droit de la famille Me Chantal Couturier­-Leoni

Où j’ai appris par cette femme dynamique que nous existions sur seulement 2 petites lignes dans le code civil ! Mais oui ! Voici l’article en question : 371.4, quel beau nombre, n’est ce pas ? L’enfant a le droit d’entretenir des relations personnelles avec ses ascendants. Seul l’intérêt de l’enfant peut faire obstacle à l’exercice de ce droit. Si tel est l’intérêt de l’enfant, le juge aux affaires familiales fixe les modalités des relations entre l’enfant et un tiers, parents ou non. En réalité cet article ne parle pas du tout des beaux­parents… Mais vous l’avez remarqué ? Mais si ce petit mot qui ne défini pas grand chose : “tiers” ; c’est nous ! Car parent ou non de l’enfant, il permet au nom de l’intérêt de l’enfant de faire reconnaître l’équilibre qu’un beau-­parent lui a apporté et devrait pouvoir continuer à lui apporter même après une séparation, un décès.

Les familles recomposées vues par la psychologue et psychanalyse spécialiste des questions liées à la famille Catherine Audibert

Où j’ai peu appris sans doute parce que j’ai déjà lu quasiment tous les bouquins psychos écris à ce jour sur le comment­du­pourquoi des beaux­parents. En substance, il a été dit que la belle­-mère engage sa responsabilité d’adulte auprès de l’enfant de son conjoint. Et que indéniablement, le beau-­parent aide cet enfant à se construire !

Ensuite il y a eu une aparté sur les actions du collectif recomposé dont une délégation avait été reçu par le gouvernement. Né en 2007 grâce à Marie­Luce Iovane-­Chesneau, fondatrice du Club des Marâtres, Louis­-Albert Steyaert, président de l’association l’Enfant Et Son Droit et Catherine Audibert, psychologue clinicienne et psychanalyste, le collectif vient notamment de proposer la création d’un livret de famille recomposée qui soit délivré­ sur déclaration en mairie­ afin de faciliter les démarches du quotidien (école, hôpital, etc.)

Des échanges et une pause humour et chanson

Après une pause jus de fruits et parlottes entre belles­-mères, nous avons eu le droit à la diffusion de la chanson « Ma belle enfant » écrite et interprétée par Circé Deslandes. Une chanson touchante car elle l’a dédiée à sa belle­-fille mais dont je n’ai pas su apprécier la musicalité… La journée s’est achevée sur un extrait du spectacle de Marie­-France Saint­Dizier : « Radio Marâtre ». One Woman Show qui évoque les turpitudes de la vie de marâtre à travers une émission de radio animée par une marâtre ! J’ai envie de juste dire : MDR quoi ! » Les échanges se sont poursuivis autour du verre de l’amitié, un pincement au coeur de devoir partir trop tôt… Mais une grande envie de relancer mon idée de création de l’antenne bretonne ! »

 

Un grand merci à Sarah d’avoir partagé son témoignage de cette journée !

 

 

photo : Sarah
C’est quoi le Club des Marâtres ?
Le site du collectif Recomposer

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