Ma belle-fille a pris le pouvoir et décomposé notre famille

Un couple recomposé où chaque parent a déjà un enfant. Tout va plutôt bien, jusqu’à la naissance d’un enfant commun, où la belle-fille part en vrille… jusqu’à faire fuir belle-mère, quasi-soeur et petit-demi-frère.

Ma belle-fille a pris le pouvoir et décomposé notre famille

publié le 18 février 2013 par SuperBP
La famille recomposée tourne parfois au cauchemar. Que faire lorsqu'un enfant, quelque soit son mal-être et ses motivations, prend le pouvoir dans la famille ? Que se passe-t-il lorsqu'il n'y a rien à faire, l'enfant ne change pas ? Comment réagir quand cet enfant prend tous les droits et que notre conjoint ne le voit pas ?

Comment expliquer qu’une situation familiale certes complexes mais pleine de promesses, tourne à ce point à l’échec ? Comment expliquer ce qu’il s’est passé, pour en arriver là ? Il faut bien plus que quelques lignes. Plus qu’une question, c’est une confidence qu’Isaacv nous fait : « Je viens vous demander conseil aujourd’hui parce que je vis une situation qui me rend très malheureuse. Mon conjoint et moi nous sommes rencontrés il y a un peu plus de sept ans. Nous avions à l’époque chacun une fille d’une précédente union, ma fille 5ans et la sienne 4ans. Nous étions chacun chez soi, j’avais ma fille tout le temps et lui la sienne un week end sur deux et la moitié des vacances. Ca se passait bien entre nous et entre nos enfants, nous nous voyions le week-end avec les enfants et ça a duré deux ans ainsi avant que nous décidions de nous installer ensemble.

C’est là que les ennuis ont commencé. Je suis tombée enceinte et à l’annonce de ma grossesse sa fille a voulu venir vivre davantage chez nous. Mon conjoint aussi le souhaitait et moi je trouvais ça juste et souhaitable pour lui. Cela a provoqué la colère de la mère (l’ex de mon conjoint) qui a refusé catégoriquement la demande de sa fille.

Une procédure s’est mise en place, qui a duré plus de deux ans durant laquelle elle nous a fait vivre un enfer. Mes enfants et moi avons été les cibles de sa colère, c’était vraiment difficile à vivre. La petite devenait de plus en plus difficile aussi. C’est une enfant qui exige que toute l’attention soit portée sur elle. Difficultés en classe, problèmes relationnels avec les autres enfants etc… Quand elle sentait que son père faisait un peu de résistance elle feignait de tomber malade, donc il cédait. Je n’ai jamais vu une enfant aller autant à l’hôpital pour rien…

Bref, la vie à la maison était devenue un cauchemar pour moi, cela créait d’énormes conflits entre mon conjoint, qui refusait de voir que sa fille menait le jeu, et moi. La petite a fini par prendre une assurance incroyable sous l’oeil conquérant de sa mère. Elle semait la zizanie entre nous tous.

J’ai fini par ne plus me sentir chez moi et par ne plus pouvoir supporter cette situation. J’ai fini par quitter mon conjoint malgré le fait qu’il me promette qu’il allait changer et prendre les choses en main mais je n’en pouvais plus. J’avais besoin de retrouver un équilibre dans ma maison. Je ne voyais pas d’autres solutions, pour moi il était urgent de se sortir de là. Donc nous sommes séparés, nous vivons chacun chez soi et ça va mieux mais nous avons encore de forts sentiments l’un pour l’autre. Je lui ai demandé de réfléchir, de constater les dégats que tout ceci avait eu sur notre histoire et sur notre fils, qui va devoir vivre la séparation de ses parents.

Je lui ai demandé de réfléchir à la possibilité que sa fille revive avec nous mais seulement un we sur deux, comme c’était le cas à l’origine. Il ne veut pas. Il pense qu’elle a besoin que l’on s’occupe d’elle. Il ne voit pas qu’elle a obtenu ce qu’elle souhaitait : son père pour elle seule. Je trouve cela injuste parce que finalement il va vivre avec son fils un we sur deux !

J’ai le sentiment que nous avons été sacrifiés pour des problèmes qui ne nous concernent pas. Je lui ai demandé de faire une tentative de médiation, pour trouver une solution. J’ai été traumatisée par ma vie avec cette enfant, elle n’a pas changé en plus, bien au contraire. Donc pour moi il est hors de question de recommencer à partager notre quotidien avec elle. Je suis très triste et j’ai tout essayé. J’ai peur que cette médiation ne m’apporte encore que des déceptions, que me conseillez vous ? Elle n’a que 12 ans… Cela signifie qu’elle entre dans le mauvais age et que ça va durer un moment... »

La réponse de SuperBP

Vous faites preuve de beaucoup de lucidité, en effet, cela va durer encore un moment… Vous avez bien compris que cette enfant veut son père pour elle toute seule.

Elle craint que votre fils commun lui prenne tout l’amour de son père, puisqu’il vit à plein temps avec ses deux parents. Elle craint qu’il ne lui reste que des miettes – un week-end sur deux – d’où sa demande d’être plus souvent chez son père. Elle a besoin d’occuper le terrain pour s’assurer que son quota d’amour paternel lui soit donné. De plus, elle est à un âge où les filles rêvent d’être la ‘’première dame’’ de la vie de leur papa chéri !!!

Vous avez pris la meilleure, la plus sage décision en optant pour le chacun chez soi. Quand c’est possible, c’est parfois la solution la plus confortable. Elle vous permet de ne partager avec votre compagnon que les meilleurs moments, sans les tracasseries quotidiennes, sans les provocations de votre BF, ses maladies réelles, somatiques, ou fictives. Cette situation vous permet aussi de vivre avec votre fille une relation plus équilibrée, apaisante.

La société change, la notion de famille change, il faut s’adapter… J’ai connu des familles, non recomposées, qui ont pratiqué le chacun chez soi pour diverses raisons, et ont néanmoins, eu une vie heureuse de partage, de complicité, de joie de se retrouver toujours renouvelée. Leur couple en a largement bénéficié, les enfants n’en ont pas pâti. Ils avaient une certaine liberté cadrée d’aller et venir chez l’un ou l’autre parent.

Mais cette situation a été instaurée d’un commun accord par ces couples, avant l’arrivée des enfants, sans que ce soit une décision pour sauver sa peau, comme c’est votre cas. Ce qui vous pose problème c’est que vous avez un fils ensemble, qui ne vivra avec son père qu’un week-end sur deux ! Et le vrai problème c’est que votre BF semble détenir désormais le pouvoir absolu. Ses maladies à répétition laissent par ailleurs penser qu’un suivi psy serait peut-être à envisager.

Le plus important c’est votre confort, votre bien-être. Avec le temps, vous pouvez peut-être envisager que votre conjoint vous rejoigne chez vous et vos enfants en semaine pour une soirée, une nuit. Car après tout, lui aussi peut en venir à toucher du doigts les inconvénients de cette situation, et avoir envie d’ un peu plus de moments avec vous. Le temps peut aussi l’amener à regarder sa fille sous un angle plus ouvert, plus réaliste, ne plus céder au chantage, et lui donner envie de raffermir sa position vis à vis de vous et votre fils commun.

Donc, du temps, de la patience, et surtout parlez avec votre compagnon, tranquillement, avec sincérité. Les sentiments forts que vous avez l’un pour l’autre seront probablement renforcés par la situation actuelle. Ils vous permettront certainement de trouver les aménagements nécessaires à l’équilibre, au bonheur de chacun.

Une Réponse

  1. celine dit :

    Et bien vous en avez de la patience….l’ex de votre conjoint vous a bien pourrit la vie…..et non votre Belle fille je trouve…effectivement le déclenchement a été votre grossesse mais la garde alternée pour les enfants est une bonne solution!!!! Bon courage à vous!

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