La marâtre version Blanche Neige et le chasseur

Le deuxième film sur Blanche Neige en cette année 2012. Avec Charlize Theron dans le rôle de la marâtre sorcière.

La marâtre version Blanche Neige et le chasseur

publié le 8 juin 2012 par Sabine Coulon
Tiens, un nouveau Blanche Neige ! Décidément, les vieux contes font toujours recette, et le duo méchante marâtre/douce belle-fille victime aussi : c’est le deuxième que l’on nous sert rien qu’en 2012. Ayant manqué celui du réalisateur Tarem Singh en avril, il n’était pas question de passer à côté de celui-ci. Le réalisateur Rupert Sanders nous en livre une version fantastique façon grand spectacle : « Blanche Neige et le chasseur », au cinéma le 13 juin.

Blanche-Neige version fantastique

L’affiche donne le ton : adieu le dessin animé de Disney. Blanche Neige et le chasseur se joue sur fond de monde noir et terne, un monde détruit par la fameuse méchante sorcière, la plus célèbre marâtre des contes de Grimm. Prenez tous les ingrédients des contes plus tout ce qui peut être prétexte à effets spéciaux (des corbeaux, des fées, des nains, et une forêt maléfique). Mettez les tous dans un même scenario. Secouez. Vous obtenez une série de scènes prétexte à du spectacle fantastique. Des scènes d’ailleurs si courtes d’ailleurs qu’au final aucune n’a de chance de vous happer.

Résultat : du grand spectacle façon série TV, un peu saucissonné, et sans âme. Le background de Rupert Sanders, le réalisateur, dont le cv décline moulte spots publicitaires, expliquerait-il cela ?

La marâtre : une sorcière, un point c’est tout

C’est simple, en quelques minutes la reine-mère meurt, le roi se meurt, la sorcière le séduit fourbement puis le tue après le mariage sans même passer par la case nuit de noce. On découvrira par la suite que la pauvre femme, Ravenna de son petit nom, a beaucoup souffert dans son enfance, ce qui explique sa froide cruauté. Heureusement la gentille Blanche-Neige a un coeur tellement pur qu’elle ne lui en veut même pas. La compassion faite femme, c’est elle. Bref, aucun des enjeux relationnels belle-mère/belle-fille n’existe dans ce film, qui est un pur prétexte.

Du coup dans ce « Blanche-Neige et le chasseur » la sorcière-marâtre est réduite à son essence : souffrance, lutte de pouvoir et vengeance sur la pauvre belle-fille et le monde entier qui se voit détruit. En cela il est intéressant.

La méchante belle-mère est une bombe sexuelle

Dans le Tarem Singh c’est Julia Roberts qui interprète la belle-mère, et ici c’est Charlize Theron. On l’acompris avec le coup du « miroir, miroir, dis-moi qui est la plus belle en ce royaume », la marâtre est une sacrément belle femme. Il reste amusant de constater que pour ces deux films les têtes d’affiche ne sont pas les interprêtes de Blanche-Neige mais bien celles de la marâtre : deux icônes du cinéma, glamour au possible, sexy en diable, et bankable… Une compensation pour toutes les belles-mères qui sont agacées par le regain d’intérêt du cinéma pour ce conte lourd à porter :-)

 

Blanche Neige et le chasseur, de Rupert Sanders, en salle mercredi 13 juin 2012.
Avec Charlize Theron, Kristen Stewart et Chris Hamsworth.

Une Réponse

  1. Katia dit :

    C’est clair que la marâtre (Charlize Theron) crève l’écran; Elle est diaboliquement belle (c’est à se demander s’il ne lui faut pas des lunettes au miroir magique pour la reléguer au second rang) et tellement cruelle (certaines scènes donnent le frisson dans le dos)..
    Bref elle est la seule à justifier (largement) le déplacement. « Snow White » ne m’a pas paru très convaincante et certaines scènes traînent un peu en longueur.
    Enfin, dernier argument en faveur: le casting masculin avec en tête le chasseur (Chris Hamsworth). Même s’il ne mérite pas le prochain oscar, son jeu est juste et cerise « on the cake »… il est assez beau garçon :)

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