L’épineuse belle-mère – épisode 1

Où ce n’est pas l’ex qui pose problème, mais la mère du papa : la fameuse belle-mère, au sens premier du terme. Attention au venin…

L’épineuse belle-mère – épisode 1

publié le 10 mai 2012 par klea
Bienvenue sur la chronique de Klea. Configuration familiale : belle-mère de 25 ans, Klea a 1 beau-fils de 6,5 ans, 1 fille de 1 an, 1 mari de 34 ans. Droit de visite sur mesure : 100% des "petites" vacances scolaires, 1 mois l'été. Chroniques de Klea, épisode 2, clap !
  • Retrouvez les épisodes précédents en bas de page
  • À savoir pour éviter les confusions : pour Klea, la belle-mère, dite BM, c’est la mère de son mari. Elle-mêse désigne comme « marâtre », pas comme belle-mère.

 

La famille recomposée, ça pose surtout problème chez mes beaux-parents. Quand j’assume parfaitement le fait d’être une marâtre (au sens premier du terme), ils ont toujours eu honte que leur fils ait osé divorcer et qu’il ose remettre une femme dans son lit et même qu’il ose imposer une femme dans la vie de leur petit-fils, le fils divin que ma BM n’a jamais eu. Du coup, quand notre histoire d’amour est devenue sérieuse, l’ambiance cordiale a totalement disparu entre ma BM et moi. Non seulement je lui volais son fils, mais en plus je trouvais une place dans le coeur de son petit-fils !

Elle n’allait pas se laisser faire. C’est donc elle, et non l’ex-femme de mon mari, qui s’est chargée de monter mon beau-fils contre moi. Histoire de me pourrir la vie et de me dissuader de me marier.

Tout doucement, elle m’a effacée de la vie de mon mari quand elle parlait à son petit-fils. Puis quand elle parlait à mon mari. Certes, l’enfant va « chez papa » et « chez maman » (bien que je déteste ces expressions), mais quand il allait « chez maman » elle incluait son beau-père alors que quand il allait « chez papa » il n’allait que « chez papa ». Eventuellement chez le chat, aussi, mais certainement pas chez moi ! Oh non ! Il faut dire, mais j’en reparlerai, que je m’étais installée chez mon amoureux, puisqu’il occupait un logement de fonction obligatoire…

Elle voyait son petit-fils quasiment toujours avant nous lorsque mon amoureux exerçait son droit de garde – ou, souvent, me confiait son enfant. Alors elle le préparait pendant une soirée, une nuit et une matinée, à retrouver son père et l’univers de son père. Le pauvre était jeune, j’étais entrée très récemment dans sa vie et je n’y étais pas forcément à une place de favori. Donc j’ai disparu du langage de mon beau-fils, peu à peu, insidieusement, sans qu’on s’en rende vraiment compte.

Chez ma BM, il ne m’adressait plus la parole, ne me disait plus bonjour. Dans la voiture jusqu’à chez nous, il ne parlait qu’à son père. Chez nous, c’était « chez papa » et je n’y existais pas. Je pouvais lui proposer ce que je voulais, il m’ignorait. Je pouvais jouer l’ignorance pour provoquer son intérêt, il continuait de m’ignorer. Autant dire que nos journées en tête à tête étaient devenues un calvaire !

Pour finir, ma BM a fini par faire comprendre à mon amoureux qu’il ne devait plus me laisser mon beau-fils et qu’elle devait donc le garder tout comme avant. Parce que, elle, disait-elle, était la famille de cet enfant. Moi non. L’amoureux, lui, était partagé. Il a donc partagé les week-ends. Le pauvre petit ne savait plus où il habitait. « Chez maman » la plupart du temps, « chez mamie » en deuxième et occasionnellement « chez papa ». Quant à « l’amoureuse de papa », il ne savait plus trop comment elle s’appelait. Lui qui, pourtant, m’avait acceptée dès le début…

Du côté de mon amoureux aussi, le rejet s’est fait de plus en plus sentir. Lorsqu’il avait son fils, il formait un couple avec lui, parfois un trio avec ma BM, et j’étais toujours la pièce de trop. Alors que quelques semaines avant, j’étais encore celle qui gardait son enfant pendant qu’il préférait aller à un match de foot !

L’étincelle s’est produite lors d’un repas de famille, où j’ai osé reprendre mon beau-fils qui mangeait volontairement comme un cochon. Ma BM s’est alors enflammée, me disant que je n’étais qu’une « gamine de 23 ans » et qu’on verrait bien « quant tu auras des gosses, celui-là tu n’as rien à lui dire ». Silence général. Devant l’absence de réaction de mon amoureux, j’ai ravalé ma colère et ma rage. Après le départ de mes beaux-parents, j’ai discuté avec lui et ai demandé des explications. Il m’a simplement dit ne pas avoir été choqué, que sa mère était ce qu’elle était et qu’elle ne changerait pas pour moi.

Alors je lui ai demandé de mettre les choses au clair : ou il m’intégrait vraiment dans sa vie auprès de son fils comme c’était le cas avant que ma BM ne mette son grain de sel, ou nous nous quittions et il restait dans son trio étrange avec son fils et sa mère.

La suite dans la prochaine chronique de Klea…
Lire l’épisode précédent 

crédit photo © abcmariage

4 Réponses

  1. Ninette dit :

    wahoo…poignant…quand on a lu le premier….puis maintenant celui là…on est triste pour toi.
    Très bien écrit. Mon dieu comme tu dois souffrir ! Les mots et l’attitude de ta BM….sont horribles…et ton amoureux…qui reste de marbre….bof bof

  2. delpheric dit :

    Comme Ninette, je suis sous le choque et encore plus que ton chéri n’est pas réagit lorsque sa mère t’a parlé ainsi. Tu as beaucoup de courage.
    Accroche toi

  3. elo dit :

    Je suis moi aussi choquée….et encore plus que ton chéri ne se soit pas positionné! Je me demande quelle a été sa décision face à ton ultimatum. S’il ne réagit pas franchement il ne te mérite pas. B

  4. elo dit :

    Oups mauvaise manip! Bon courage!

Poster un commentaire

Enregistrez-vous en quelques secondes sur BeauxParents.fr pour poster un commentaire ou connectez-vous avec votre compte !