Fucking Blanche-Neige !

Non au bourrage de crâne « les belles-mères riment avec sorcières » !

Fucking Blanche-Neige !

publié le 19 décembre 2011 par Laetitia Guizol
Petite, les contes de fées, c’était ma fenêtre sur le monde, un repère de valeurs, une certaine idée du bonheur et du malheur. Quelques décennies plus loin, ces contes sont encore là, indémodables. Cendrillon et Blanche-neige sont toujours au top des best-sellers pour petits, et offerts en très nombreux exemplaires aux petites filles. Et petites belles-filles...

Aujourd’hui, on ne me raconte plus ces contes enchantés, c’est moi qui les raconte. Et pas à n’importe qui ! A ma belle-fille de 3 ans et demi. Oui, elle, qui ne m’appelle ni maman, ni tata, juste par un prénom, à défaut d’avoir inventé pour les belles-mères un mignon petit blase (marâtre n’a pas été retenu et belle-maman n’a jamais vu le jour). Je suis donc sa belle-mère… Hou que c’est froid ! Un prénom, ce n’est pas si mal.

Vient alors la terrible histoire de Cendrillon, ou encore celle de Blanche-neige. C’est parti…

« Il était une fois, une gentille princesse qui était très belle, et qui vivait dans un château. Mais la pauvre, elle avait beau n’être qu’une enfant, elle dormait dans les combles sur de la paille, après une longue journée de tâches ingrates. Eh oui, elle était maltraitée par… » ? Sa belle-mère ? Euh, pouce, on va faire deux trois changements dans le script, hein ! Car franchement, aucune envie que le martyr des marâtres passe par moi ! Ces contes sont destinés à forger une conscience morale collective, certes, mais je dis non au bourrage de crâne « les belles-mères riment avec sorcières et veulent du mal à leur beaux-enfants ».

Alors à 33 ans, je me suis remise à raconter des histoires, doublées de sornettes. J’ai tout bonnement supprimé de mon vocabulaire un (gros ?) mot ! Le stratagème ne durera pas, et c’est pas grave. Pour l’instant il me permet d’éviter d’entrer dans le vif d’un sujet délicat. Belle-mère est de toute façon un concept incompréhensible pour une enfant de trois ans et demi (comment puis- je être sa jolie maman ? C’est maman qui est belle ! ). Un jour, forcément, elle me verra bel et bien comme sa belle-mère, mais pas nécessairement, je l’espère, comme une vilaine sorcière.

Donc récapitulons. A ce jour, Cendrillon vit avec une vilaine dame paresseuse à qui on n’a pas appris à aimer ; Blanche-neige subit les sautes d’humeurs d’une reine aigrie de vieillir ; et je mise beaucoup pour faire diversion sur les amis des princesses, les biches, les lapins, les souriceaux et les petits oiseaux; je m’acharne sur le vilain chasseur qui veut la perdre dans la forêt (je ne parle pas encore du cœur qu’il veut lui arracher avec un schlass cranté de 15 cm)… Mais nulle part « belle-mère » n’est mentionnée. En attendant, « belle-maman » se cherche un nom et un conte pour raconter à sa belle-fille qu’elle n’est ni maman, ni marâtre, juste l’amoureuse de papa.

 

 Crédit photo dbking

5 Réponses

  1. jojo dit :

    quand il était plus petit, mon BF parlait de moi comme sa « jolie maman » jusqu’à ce qu’un jour il me dise « maman dit que t’es peut être jolie mais que t’es pas ma maman »..depuis il m’appelle sa  » belle mère » ( quand par exemple on lui dit « t’en as de la chance d’avoir une gentille maman comme ça » lui de rétorquer « c’est pas ma maman c’est ma Belle mère!! » ;)

    • Laetitia Guizol dit :

      Et hormis la bonne réput’ taillée par les contes de fées, nous sommes d’accord, ça ne sonne pas très bien à l’oreille ;)
      En tout cas, plutôt en rire qu’en pleurer. Par exemple, avec ce chouette livre illustré pour enfant de Catherine Lepage, Mon abominable belle-mère. C’est super drôle et très frais. http://astore.amazon.fr/beauxpafr-21/detail/2895404178

  2. BeauPapaGateau dit :

    Je pense que l’important c’est aussi de savoir imposer sa présence sans essayer prendre de place quand l’autre parents est encore présent surtout. en tant que beaux-parents. nous devons aussi nous fa

    • BeauPapaGateau dit :

      Je pense que l’important c’est aussi de savoir imposer sa présence sans essayer prendre de place quand l’autre parent est encore présent surtout. en tant que beaux-parents. Nous devons aussi nous faire respecter en tant qu’adulte et compagne(gnon) du parent.
      Maintenant c’est vrai qu’il y a le paradoxe, la belle-maman est souvent considéré comme la maratre tandis que le beau-père aura plutôt le rôle de sauveur.
      Reste juste toi même et ta bf te le rendra forcément :)
      Bonne soirée

  3. Allie Belle Maman dit :

    Ma fille de 4 ans, adepte de Cendrillon et cie, traverse l’appart et criant avec de gros yeux noirs « Je suis la méchante marâââââtre »….. sic

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